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Le blog de fotobox.over-blog.fr

Voigtlander, série VF

La série des Voigtlander VF commence en 1972 avec le VF101 qui est un joli petit compact à télémètre. A l’origine c’est le  Zeiss-Ikon S312.

Lorsque Zeiss-Ikon stoppe ses activités ; Voigtlander continue la production de ses VF101 dans les usines Rollei de Singapore. Deux finitions existent, noire ou argent.

Ensuite Rollei sortira des modèles qui seront repris et accessoirisés par Voigtlander.

 

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Rollei XF35. 1974 : C’est un appareil télémétrique à obturateur électronique Copal au 1/650, programmé avec affichage des vitesses et des diaphragmes dans le viseur. Il reçoit un Sonnar 2.3/40mm et une finition noire.

 

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Voigtlander VF135. 1976 : C’est le même appareil mais son objectif prend le nom de Skoparex 2.3/40mm (donc visiblement identique au Sonnar). Sa finition argent et le traitement de la fenêtre de visée lui donne un aspect original.

 

Rollei 35 RF. 1981 : Visiblement de conception extérieure il reçoit un flash incorporé et un obturateur Copal électronique programmé au 1/250. Le diaphragme est rappelé dans le viseur. La mise au point est télémétrique et l’objectif est un Rolleinon 2.8/38mm.

 

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Voigtlander VF 35F. 1981: Identique au 35 RF hormis l’objectif renommé Voigtar 2.8/38mm et le nom de l’appareil.

Ces deux appareils ne seront produits qu’en 1981 car à cette date l’autofocus supplante le télémètre chez tous les constructeurs. Seuls 35000 seront produits .

 

Aujourd’hui un VF135 est un appareil compact de qualité qui permet d’entrer dans le monde du télémètre sans se ruiner. Ses résultats sont très bons (l’objectif est un peu mou jusqu’à f=8) et les indications dans le viseur bien utiles. De plus par rapport à d’autres compacts le Copal est très bien géré. Il apparait toutefois un peu léger et fragile pour un Voigtlander mais il est joli…ce qui n’est pas le cas du VF35F qui n’a de Voigtlander que le nom.

« Rollei XF35

The new fully automatic

Full-frame 24x36

Compact camera”

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Après l’arrêt du groupe Zeiss/Voigtlander, les actifs, projets et appellations sont repris pour partie par Rollei. Afin de réduire les coûts la production a été délocalisée à Singapore (Rollei 35…).

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En 1974, Rollei remplace son SL350 par un Voigtlander VSL1 qui n’est autre que le Zeiss-ikon SL706. Au départ la monture M42 est conservée et le début de la production se fait en partie dans les usines allemandes. Bientôt tous les appareils sont produits en Asie. Afin de rationnaliser sa gamme et pérenniser le parc optique existant la monture QBM est adoptée. Dès 1976 les appareils existeront conjointement sous les marques Voigtlander et Rollei et seront bien souvent en concurrence. Toute une série d’appareils verra le jour et une gamme d’optiques très complète sera proposée. (origine Zeiss, Voigtlander ou japonaise rebadgée) En 1981 la série des VSL s’arrêtera. Quelques prototypes (Vitoflex, CX) seront mis en pré production mais Rollei s’orientera vers un autre style d’appareil, le SL2000. 

 

Modèle fabriqué en allemagne et sans marquage  VSL1

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Voigtlander VSL1.Chrome 1974 :M42, obturateur au 1/1000, mesure à pleine ouverture. Affichage du diaphragme dans le viseur et règlage de l’exposition par aiguille suiveuse. Le VSL1 est identique au Zeiss-Ikon sl706. Un petit nombre, environ 500, est fabriqué en Allemagne. (Image du VSL1 de Singapore en bas de page)

 

 

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Ifbaflex M102. Chrome 1974 :M42. Identique au VSL1. Cet appareil au nom peu poétique a été commandé à 2000 exemplaires par le distributeur français « Flash » 1000 exemplaires sont made in Germany.

 

 

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Voigtlander VSL1.Noir 1974 :M42. Identique au VSL1 mais uniquement noir, le nom Voigtlander est gravé dans le capot. Fabriqué à Singapore.

 

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Voigtlander VSL1.Noir 1975 :M42. Baïonnette QBM. Identique au modèle M42 mais permet de recevoir les optiques Rollei. Le nom VSL1 est écrit plus gros avec la forme du V de Voigtlander.

 

 

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Rollei SL35M. Noir 1976. Baïonnette QBM. Techniquement identique au VSL1 QBM, le Rollei a un capot et des boutons redessinés. Son gainage est spécifique, type « pointes de diamants »

 

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Voigtlander VSL2 automatic. Noir 1975 :M42. Baïonnette QBM. Obturateur d’un nouveau type au 1/1000. Exposition automatique débrayable priorité diaphragme. Affichage du diaphragme et de chaque vitesse par aiguille suiveuse plus leds. Mémorisation de l’exposition.

 

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Rollei SL35ME. Noir 1976. Baïonnette QBM. Techniquement identique au VSL2 mais capot, boutons et gainage spécifiques.

 

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Voigtlander VSL3e. Noir ou chrome 1977. Baïonnette QBM. Obturateur métal électronique au 1/1000. Automatique débrayable priorité ouverture commandé électroniquement. Boitier plus compact que ses prédécesseurs. Affichage du diaphragme et des vitesses par diodes. Il semble que l’appareil ait été conçu en Allemagne.

 

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Rollei SL35E. Noir ou chrome 1977. Baïonnette QBM. Identique au VSL3e hormis le capot redessiné.

 

Rollei possédant les droits et les avoirs va puiser dans le catalogue pour étoffer sa gamme et faire vivre le nom de Voigtlander. Le choix du SL706 permet de ne pas avoir de frais de développement et ainsi de proposer un appareil à un prix compétitif. Un Ifbaflex M102 coûtait 1350F avec le 1.8/50mm et un VSL1 1740F. Pour mémoire une mobylette 103 Peugeot LVS est facturée 1500F. par la suite le mode semi auto permet de moderniser un boitier vieillissant à moindre coût. Le choix, le renom et la qualité des optiques font beaucoup car l’identité allemande est toujours marquée. La baïonnette QBM évolue mais les optiques demeurent compatibles. Le VSL3e lui est tout nouveau et Rollei peut, grâce à sa production à Singapore, proposer un appareil moderne, compact, électronique au même prix que la concurrence (Canon Ae1, Pentax Me). Une large compagne de publicité assurera le succès.

 

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Aujourd’hui les VSL1 sont le prolongement direct d’une collection d’Icarex. Le petit VSL3e/SL35e est bien joli mais il est difficile de le trouver en état de fonctionnement car l’électronique de 1977 a vieilli. Par contre la gamme optique referme quelques bijoux qu’il est bien agréable d’adapter sur un boitier numérique !

 

« Rollei SL35e, le prestige des objectifs Carl zeiss »

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VSL1 fabriqué à Singapore

VSL1 fabriqué à Singapore

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Zeiss-Ikon, Contax S et dérivés.

Dès 1938, Zeiss-Ikon se penche sur la réalisation d’un appareil réflex. Des prototypes sont réalisés sur la base d’un obturateur à rideau vertical. En 1941 un brevet est déposé en France (875.596) pour un «appareil à miroir avec photomètre électrique faisant corps avec l’appareil» Son aspect est proche du futur Contax E.   

 

En 1945 Dresde est bombardée et les usines Zeiss endommagées (le prototype est semble t-il détruit) puis l’armée rouge occupe Dresde qui passe en zone Est. Zeiss se scinde en deux.              

 

En 1947 une équipe se met au travail sur un nouvel appareil de type réflex (la production des Contax II /Kiev est partie en URSS). Le boitier est compact grâce à l’adoption d’un rideau horizontal.                                                                           

 

En 1949 le Contax S est présenté à la foire de Leipzig. Il est le premier réflex 35mm mono objectif à prisme du monde. Son nom le place dans la lignée des Contax télémétriques et le S signifie Spiegelreflex.

 

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Contax S : 1949/1950; Monture M42. Obturateur au 1/1000, visée réflexe, synchro dans la prise de pied pour les premières séries. Existe en 4 versions avec ou sans retardateur. Vitesses à différents étagements.

 

En 1950 des raisons de droit international vont faire évoluer les noms. Zeiss-Ikon se nommera Zeiss Ikon VEB, puis sera remplacé par le logo de la tour de Dresde. Des appareils s’appelleront Pentacon . De plus la taille des logos et des boutons changera selon les séries. Soit un grand nombre de variantes et différences possibles. Toutefois les appareils d’une même série sont techniquement identiques quelque soit l’appellation. Je propose ici un inventaire établi selon mes recensements et donc non exhaustif:

 

Inventaire des Contax/Pentacon

 

 

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Contax D / Pentacon : 1950/1956; Monture M42.  Obturateur au 1/1000, visée réflexe. L’obturateur est redessiné. Le Contax D se retrouve sous diverses appellations commerciales destinées au marché nord américain.

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HEXACON

CAL-FLEX

SUPER D

ASTRAFLEX 35

No Name (juste la tour de Dresde sur le capot)

 

Contax E :1956; Monture M42.   Obturateur au 1/1000, visée réflexe. Basé sur le Contax D il reçoit une cellule photoélectrique  non couplée. C’est un appareil rare fabriqué à quelques milliers d’exemplaires.

 

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Contax F / Pentacon F : 1957/1961.  Monture M42. Obturateur au 1/1000, visée réflexe. Il conserve la base du D mais reçoit la mesure à pleine ouverture. La visée est aussi plus lumineuse et le champ couvert plus important. Le Contax F se trouve sous des appellations commerciales pour le marché sud américain.

RITACON F

VERIKON

 

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Pentacon-FB.jpg

Contax FB / Pentacon FB : 1957/1961. Monture M42.   Obturateur au 1/1000, visée réflexe. Identique au Contax F il reçoit une cellule bon couplée.

 

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Pentacon FM

Contax FM / Pentacon FM : 1958/1962. Monture M42. Obturateur au 1/1000, visée réflexe. Identique au Contax F il reçoit une grande innovation : la mise au point se fait à l’aide d’un stigmomètre à champ coupé.

 

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Contax FBM / Pentacon FBM : 1958/1962. Monture M42.  Obturateur au 1/1000, visée réflexe. Identique au Contax FM mais reçoit une cellule non couplée.

 

En 1962, l’aventure se termine et 197000 boitiers auront été produits. Le relai est passé aux Praktica. De nombreuses optiques allant du Flektogon 35/2,8 au 4/300 seront proposées ainsi que des accessoires spécifiques tels viseurs, pare soleil, filtres, flash et même système stéréo.

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Petit et bien dessiné le Contax S a été très novateur et a ouvert la voie aux réflex modernes. Il a été le premier à offrir une visée réflexe et une monture 42 à vis, à laquelle tout le monde (même Zeiss Ikon Ouest) se ralliera. Ses caractéristiques techniques étaient aussi très originales pour son époque (dessin de l’obturateur et de ses vitesses lentes, sélecteur de vitesse unique, déclencheur très moderne, dos à charnière, taille du prime…) En cela il est bien un Zeiss ikon et d’ailleurs lors de la réunification des branches les publicités l’intégreront et feront de lui le chainon manquant entre les Contax télémétriques et le Contax S2.

 

Trouver un Contax en état de fonctionnement est aujourd’hui assez difficile. Déjà capricieux à l’époque le Contax a souvent mal vieilli (rideaux, laiton apparent) mais demeure un appareil agréable, même si le viseur semble sombre. Il est surtout un jalon important de l’histoire de Zeiss et même de l’histoire de la photo.

“NOW-A Revolutionary NEW Contax by Zeiss-Ikon

The CONTAX-S” 1949

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