Zeiss Ikon, les posemètres à main. (MàJ fev 2020)
La mesure de lumière est toujours pour un photographe la clé du succès. Par conséquent une firme comme Zeiss-Ikon se devait de proposer les posemètres le plus évolués ; Dès 1936 une cellule sera intégrée dans un boitier, le Contax III. Les cellules à main de la série Ikophot rencontreront un grand succès et seront considérées parmi les meilleures de leur catégorie.
Outre les tables « solaires » 3 types de cellules ont été proposées :
-A extinction : comme la Diaphot dont le principe consiste à viser la source lumineuse au travers d’un oculaire recouvert d’un filtre sombre. Une série de dégradés de gris numérotés se superpose alors à l’image. On reporte le dernier numéro lisible sur la couronne extérieur de la cellule ce qui permet de lire le bon couple vitesse/diaphragme.
-Au sélénium, à partir de 1935 avec l’Hélios. Le sélénium est un élément qui produit une tension électrique lors de son exposition à la lumière. Cette tension étant proportionnelle à la quantité de lumière reçue sa mesure pourra être transcrite en couple vitesse/diaphragme. Le sélénium « s’use » à la lumière ce qui explique que beaucoup de cellules de ce type soient inopérantes.
-Au caldnium sulfite (CDS) comme les Ikophot T. Le CDS est un élément photorésistant alimenté par une pile qui fournit la tension. La résistance de l’élément est mesurée et convertie en indices de lumination (IL)
Je remercie Romain qui a vérifié et corrigé les données et explications techniques.
Diaphot, 1926 : Crée par Ica en 1921. Mesure par extinction. Se trouve marquée Ica, Iconta, Pathé (baby) ou Kidiaphot.
Hélios, 1934 : Noire en bakélite. Cellule au sélénium de 9 à 24 Din., vitre plate. Brune en bakélite, vitre plate ou bombée.
Hélicon, 1934 : Cellule hélios à télémètre intégré.
Ikophot, 1950 : 1328/1. Bakélite noire. Cellule au Sélénium 6à30 Din, capot métal, lecture par aiguille, mesure directe ou réfléchie. Bakélite noire avec capot
Ikophot, 1953 : 53N. Bakélite noire. Cellule au Sélénium 9à30 Din. Calculateur métal, aiguille suiveuse et indices de lumination. Mesure directe ou réfléchie par cache.
Ikophot, 1953 : 53B. Bakélite blanche. Cellule au Sélénium 9à30 Din. Calculateur métal, aiguille suiveuse et indices de lumination. Mesure directe ou réfléchie par cache.
Ikophot rapid, 1956 : 1329C. Cellule au Sélénium 9à30 Din. Lecture directe de la mesure par aiguille sur le calculateur. Pas de marquage dans le cadran
Ikophot rapid, 1958 :58C . Avec échelle ciné
Ikophot rapid, 1958 :58 . Sans échelle ciné
Ikophot S, 1966 : Cellule sélénium 9 à 36 Din, nouvelle esthétique. Diffuseur intégré, échelle cinéma.
Ikophot CD, 1966 : Cellule CDS 9 à 36 Din, nouvelle esthétique. Diffuseur intégré, échelle cinéma. Identique à la version sélénium.
Ikophoto M, 1966 : Version spéciale de l’Ikophot CD avec sonde pour le Contarex Micro. (Vitesse et IL)
Ikophot T, 1967 : Version noire. Cellule CDS à lED. Diffuseur intégré pour mesure incidente.
Ikophot T, 1968 : Version export. Beige et marron.

Ikophot T, 1968 : Version Transparente. Certainement destinée aux revendeurs pour montrer les composants internes. Fonctionnelle.
Pendant ce temps en RDA ou de nombreuse cellules ont été produites, Carl Zeiss Jena produit une cellule ZEISS.
Zeiss, 1955 : Cellule au sélénium 9 à 27 din, Noire ou verte ? Mesure par aiguille et cache basculant pour mesure incidente.
Beaucoup des cellules au Sélénium fonctionnent encore car Zeiss les avait doté d’un étui protégeant des chocs et de la lumière ; Les photographes utilisant ce type d’instrument devaient être fort soigneux, car l’additif coulissant pour la mesure incidente et presque toujours présent dans l’étui. Il faut dire qu’une Ikophot coutait 145F en 1964, soit le prix d’un Vitoret. J’utilise une Ikophot CD assez régulièrement et elle fournit toujours des mesures parfaites. La qualité Zeiss-ikon valait aussi pour les accessoires.















