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Le blog de fotobox.over-blog.fr

Voigtlander, Bessy

Le format 126 et son célèbre Kodapack envahissent le marché en un temps record et le succès est tel qu’aucune firme généraliste ne peut ignorer ce créneau. 

  Dès 1965, Voigtlander va s’appuyer sur Balda pour mettre à son catalogue un appareil à cassettes 126: le Bessy, joli diminutif du nom Bessa très employé par la firme. 4 modèles différents seront produits.

 

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Bessy K : 1965/1967. Malgré les apparences n’a pas de cellule. Il est équipé d’un Prontor 200 (1/30 pour le flash et 1/200 pour la lumière du jour) et reçoit un Voigtar 8/44mm. 2 témoins de distances permettent de faire la mise au point. Il possède un flash à ampoules « caché » dans une trappe en façade.

 

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Bessy AK : 1965/1967. Equipé d’un Prontor-Matic 125, et d’une cellule sélénium couplée permettant un automatisme priorité vitesse. L’objectif est un Lanthar 2.8/38mm. 3 symboles de mise au pont sont visibles dans le viseur. Celui-ci possède un correcteur de parallaxe. Le système de flash est identique à celui du Bessy K.

 

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Bessy S : 1966/1967. Reprend toutes les caractéristiques du Bessy K mais abandonne le système de flash à lampe au profit du flashcube.

 

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Bessy AS : 1966/1967. Reprend toutes les caractéristiques du Bessy AK mais conserve les 2 types de flash : Le flashcube et le flash à lampe qui reçoit une position « éclair indirect » grâce à un degré d’ouverture plus important de la porte.

 

En 1967 le Bessy laisse la place au vitessa 126 et ce jusqu'en 1970. A cette date un tout nouveau modèle issu de chez Balda est commercialisé en 2 versions :

Bessy électronic II. 1970 (Balda electronic 844).  C’est un joli petit appareil à finition alu, très mode dont L’objectif (fix-focus f=11) se rétracte derrière un volet. L’obturateur va au 1/300 et l’exposition est automatique avec un repère de sous exposition dans le viseur. Il reçoit un flash cube.

Bessy électronic II. 1971 (Balda electronic 844X).  Modèle identique mais conçu pour recevoir un flash magicube.

 

Le Bessy électronic est vendu par balda sous divers noms et en 1971, Voigtlander change encore de modèle. Cette fois encore c’est un Balda rebadgé. C’est un petit boitier, tout plastique, très simple et beaucoup moins cher ; Son aspect s’inspire des Kodak. 5 modèles seront déclinés.

 

Bessy : Balda 144. C’est un boitier basique à objectif fix-focus f=11 monté sur obturateur mécanique au 1/40. Il reçoit des flashcube.

 

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Bessy X: Balda 144X. Identique au 144, mais reçoit le magicube.

 

Bessy automatic : Balda 344. Ce modèle est équipé d’une cellule sélénium. L’obturateur donne le 1/40 et l’objectif toujours fix-focus ouvre à f=8. Prise pour flashcube

 

 bessyautomaticX.jpg 

 

Bessy automatic X: Balda 344X. Identique au 344, mais reçoit le magicube.

 

Bessy electronic : Balda 644. C’est le modèle le plus abouti de la gamme. Il est équipé d’un obturateur électronique allant de 8s au 1/250. L’objectif est un Isco 8/45mm dont la mise au point se fait à l’aide 2 symboles. Il reçoit les flashcubes.

En 1972 l’aventure Bessy s’achève. Elle ne laisse pas derrière elle de boitiers mémorables. Il est clair que la firme était aux abois dès 1970 (monter un Isco sur un Voigtlander !) et que seul son nom permettait de vendre des boitiers tellement éloignés de ses standards habituels.  Ils font toutefois partie intégrante de l’histoire de Voigtlander et pour les derniers difficiles à trouver.

« Bessy, miniature-camera for Kodapack-cassettes 28x28 » 1967 

Pour rappel: Le flashcube demande une impulsion électrique alors que le magicube fonctionne sans alimentation externe.

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Voigtlander, Vitessa 126

Dès le milieu des années 60, le format 126 lancé par Kodak, s’invita chez tous les constructeurs. Du plus basique au plus perfectionné la concurrence était rude.

 

En 1967, Voigtlander qui a été racheté par Zeiss-Ikon modernise son offre. Le Bessy quitte progressivement la scène et est remplacé par le Vitessa, lui aussi fabriqué par Balda. La principale différence entre les 2 séries est la mesure de la lumière, confiée à une cellule CDS.                                                                                      Il existe 3 modèles de Vitessa 126.

 

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Vitessa 126 CS : Equipé d’un Prontor 200 (donnant le 1/40 et le 1/125) et d’un modeste Voigtar 11/44 il possède un témoin de sous exposition dans le viseur. La mise au point est matérialisée par des symboles. Le flash adaptable est de type cube. Il coûtait 201F en 1969. Ce sera le modèle le plus vendu (37500ex)

 

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Vitessa 126 electronic : Prontor 300 electronic et Novar 6.3/40mm. La gamme de vitesses va de 10s au 1/300. La mise au point conserve ses symboles et il peut recevoir un flash cube. Il fallait débourser 312F en 1969 pour l’acheter, soit le prix du vitoret D. 21600 exemplaires furent produits.

 

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Vitessa 126S electronic : Le plus abouti de la gamme avec l’obturateur Prontor 300 electronic et un objectif lumineux, le lanthar 2.8/38mm. La mise au point se fait en continue de 1m à l’infini. Comme toute la gamme il reçoit un témoin de sous exposition dans le viseur et est conçu pour recevoir un flash cube. 12700 exemplaires seront fabriqués. Son prix de 442F était celui d’un Vitessa 500S.

Cette gamme d’appareils, très proche des Bessy répondait à la demande d’appareils simples et pratiques de l’époque. L’apport de la cellule CDS lui conférait un côté plus sérieux.

Le 126S, de part son optique, se place dans l’offre haut de gamme des appareils utilisant le Kodapack. Peu prisé aujourd’hui (malgré son nom !) il n’est pas très facile à trouver, mais le plus difficile est de trouver des films et de les faire développer !

« Photography at its very simplest :Vitessa 126 »

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Voigtlander, Vitessa 500 et 1000.

Dans le cadre de se restructuration et de la modernisation de sa « gamme en or », Zeiss Ikon Voigtlander lança en 1968 un nouvel appareil : Le Vitessa 500.Le nom est connu mais l’appareil est tout nouveau.

C’est un compact au design moderne, très anguleux,. L’objectif de 42 mm donne un angle de vue appréciable et facilite la mise au point grâce à son importante profondeur de champ. Le viseur, lumineux, contient les informations utiles à la prise de vue. La griffe porte flash reçoit un contact et le déclencheur, original, tombe bien sous la main. L’armement est situé sous l’appareil.

Il existe 7 versions du Vitessa dont 2 en finition bois type palissandre. Le plus souvent les appareils portent le nom Zeiss Ikon Voigtlander mais certains sont juste marqués Voigtlander. En 1969 un Vitessa Ae coûtait 749F pour un salaire moyen de 1100F (source Serge Volkoff)

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Vitessa 500 Ae : Color Lanthar 2.8/42mm, Prontor 500 électronic, priorité à l’ouverture avec cellule CDS. Distance, vitesse et diaphragme visibles dans le viseur.

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Vitessa 500 Ae électronic : Identique au précédent mais obturateur marqué « Prontor 500 électronic »

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Vitessa 500 Ae électronic wood: Identique au précédent mais gainage faux bois «Jacaranda wood »

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Vitessa 500 L : Color Lanthar 2.8/42mm, Prontor 500 LK avec cellule sélénium. Signal de sur et sous exposition visible dans le viseur.

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Vitessa 500 S : Color Lanthar 2.8/42mm, Prontor 500 LK avec cellule sélénium couplée avec aiguille dans le viseur. Repères de distance et diaphragme .

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Vitessa 500 SE : Tessar 2.8/42mm, Prontor 500 électronic, priorité à l’ouverture avec cellule CDS. Distance, vitesse et diaphragme visibles dans le viseur.

Vitessa 500 SE Wood: Identique au SE mais reçoit le gainage bois.

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Vitessa 1000 SR : Tessar 2.8/42mm, Prontor 1000LK, priorité à l’ouverture avec cellule CDS. Télémètre couplé avec affichage du diaphragme et de la vitesse par aiguille suiveuse. Le 1000 SR avec son obturateur central au 1/1000 et son télémètre est le fleuron de la gamme Vitessa.

 

97000 Vitessa, toutes versions confondues, ont été produites.

Un Vitessa 500 Ae, SE ou 1000SR est un appareil encore séduisant aujourd’hui. Compact et intuitif il permet de réaliser de beaux clichés. La grande qualité optique, les informations du viseur, la grande profondeur de champ et pour le SR le télémètre couplé classent le Vitessa dans les appareils pour amateur avertis. Seul problème, il lui faut des piles (qui prennent place sous les gainages coulissants de la face avant) de type PX825 assez chères et difficiles à trouver. Quelques astuces de remplacement circulent sur Internet.

 

La gamme Vitessa prouve que Zeiss Ikon Voigtlander était apte à lutter face aux firmes japonaises en produisant de beaux appareils de qualité, mais sans doute était-ce trop tard…

« Modern cameras witch make

 photography a pleasure »

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